Raison d'être d'entreprise - Pourquoi le géant de la finance Blackrock ordonne aux entreprises de se mettre au service du bien commun
24 Mar 2020

Raison d’être des entreprises : Pourquoi le géant de la finance Blackrock ordonne aux entreprises de se mettre au service du bien commun

Depuis quelques années, on entend de plus en plus parler de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

C’est en gros une façon de dire que les entreprises doivent aujourd’hui jouer un rôle politique positif dans la société dans laquelle elles s’insèrent, répondre aux principaux enjeux de notre temps (économiques, sociaux, écologiques…), et participer par leur activité à l’amélioration de notre quotidien à tous.

Depuis 2019 la Loi PACTE est même venue intégrer cette RSE dans le cadre de la loi, de façon à ce que les entreprises ne se limitent plus à la seule recherche du profit, mais que celles-ci deviennent peu à peu un lieu de création et de partage de sa valeur. La loi (PACTE) permettant à chaque entreprise de définir leur raison d’être des entreprises dans les statuts juridiques et ainsi renforcer la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux liés à leur activité.

Si dans le texte de loi rien oblige les entreprises à prendre à bras le corps des enjeux sociétaux et de s’en approprier comme mission, comme raison d’être des entreprises guidant stratégiquement leur activité, il semblerait cependant que l’intention ait fait des émules.

 

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Le mois dernier Larry Fink, patron du géant BlackRock, et premier actionnaire mondial a en effet demandé aux patrons de moins s’occuper des actionnaires, de penser à plus long terme et d’intégrer dans leur stratégie et dans leurs investissements une participation active au service du bien commun.

Alors, quand un grand patron d’un fond financier et spéculatif, très écouté par le monde économique, invite les entreprises à ne plus se guider uniquement par le profit à court terme mais de s’atteler aux rôles sociétaux et politiques, doit-on y voir un quelconque signe spontané de repentance ou d’altruisme?

Rien n’est moins sûr.

La lettre de Larry Fink s’insère, en réalité, dans un mouvement plus vaste qui, à l’instar de ce que dénonce l’économiste français Thomas Piketty, observe depuis la dernière crise financière, une accumulation excessive de la richesse, provoquant une paupérisation massive dans tous les pays développés.

L’emploi est en effet devenu plus précaire chez les non-qualifiés. Les conditions de vie et le pouvoir d’achat des employés / cadres se sont détériorés, et la société est devenue anxieuse et polarisée dans son ensemble.

En soulignant l’importance du rôle sociétal des entreprises Larry Fink s’inquiète de l’incapacité de nombreux gouvernements à préparer l’avenir, sur des questions allant de la retraite aux infrastructures en passant par l’automatisation et la formation professionnelle ou encore l’écologie. Et exige aux entreprises à la fois publiques et privées, de se mettre au service du bien commun, afin d’éviter un effondrement forcement catastrophique pour leurs résultats financiers. 

Ce que l’on peut dire, c’est qu’au-delà des bonnes intentions et des faux philanthropismes de chacun, en réalité les entreprises ont tout à gagner à jouer un rôle sociétal, à communiquer autour de cet axe, en intégrant une raison d’être des entreprises, une raison d’exister altruiste au Storytelling de leur marque.

>>> Et voici pourquoi

Michael Dias
m.dias@spitchconsulting.com

Fondateur de Spitch, Storyteller, Speaker, Coach de Dirigeants et grand passionné de Présentations. ll est professionnellement issu du Marketing et de l’univers de la Téléphonie Mobile.
 
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